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Mécanisme des crises économiques et financières : 1929 et 2008

La crise de 1929

Pour beaucoup de pays, cette crise arrive après une certaine période de prospérité économique. C'est la période des années folles, roaring twenties. Cette crise commence aux États Unis, entraînant la plus grande chute de PIB de l'histoire des USA, avec une grande déflation et une chute de la production. Cette dépression est aussi marqué par des faillites dans le système bancaire. Pendant les années 20, la bourse de Wall Street augmente de 12% par an, pour tripler en moins de 10 ans. Le Dow Jones, une statistique économique sur la bourse, est doublé par 2 en 1928. C'est de la spéculation.

Cette spéculation peut être expliqué par un développement du système de crédit. La FED remarque le problème : elle impose, dès 1927, une augmentation du taux d’intérêt. À partir d'octobre 1929 (en un mois), la bourse avait perdu 20%. Les crédits ne peuvent plus êtres remboursés. Fin décembre, la bourse avait perdu 40%. À partir d'octobre 1930, les banques commencent à faire faillite. Roosevelt ordonne en 1933 une fermeture de 10 jours de toutes les banques et 1.500 ne rouvriront pas après ces dix jours. Cette crise amène la fermeture de près de 13.000 banques.

Cette crise apporte une perte d'épargne, pas d'accès au crédit, perte de confiance : la demande baisse, l'investissement baisse, les contributions de l'état baissent... Au final, c'est une chute de 46% du PIB entre 1929 et 1932. En Allemagne, c'est -42%. En France, c'est -23%. Explosion du chômage aux US : (3% à 15%). C'est donc la crise...

La crise des subprimes en 2008

Prémices : la Grande Modération

Depuis les années 90, de nouveaux produits financiers sont créés. On peut prendre comme exemple les produits dérivés. Par le mécanisme des produits dérivés, on peut vendre cet actif. Il peut alors être découpé, re-titrisé. Ceci sera important pour la suite.

On donnera à cette période le nom de la Grande Modération. La période est assez prospère, et aucune crise majeure n'est à déclarer, même avec la bulle internet et les attentats de 2001. Peu d'inflation et de chômage. Aux États Unis, le taux d’intérêt va même descendre à environ 1%.

Mais c'est le calme avant la tempête. En 2008, Jean Tirole prévient que "==les crises trouvent toujours leur source dans le laxisme des périodes fastes==". Ce taux à 1% incite une bulle immobilière aux États Unis (une augmentation de la demande implique une hausse des prix). Et elle va éclater...

Cependant, la titrisation va permettre à cette crise de se propager. Également les crédit sub-primes (risqués) vont poser problèmes : les banques, dans un excès de confiance, vont mettre en place des "mortgages" (relativement crédit hypothécaires). Mais elles sont également prévoyantes d'une crise immobilière et titrisent ces crédits en sortes d'assurances envers les banques. Fin 2006, les ménages américains sont en moyenne endettés à 130%.

La Fed tente d'éviter la crise : elle augmente le taux d’intérêt. La demande va donc bien baisser, et c'est ce qui va faire exploser la bulle, et avec la chute des prix l'activation de tout les CDS... en même temps.

Effondrement boursier et faillites en chaînes

Le 2 avril 2007, la banque New Century fait faillite. En 2008, on se rend compte que les agences de notations surnotent les CDS. Résultat : ils n'ont aucune valeur et le marché boursier en prend un coup. Toujours en 2008, le Dow Jones perd 33,8% de sa valeur et le CAC40 42,68. Par la suite, Lehman Brothers et Northern Rock feront aussi faillites. En France, la Société Générale est sauvée pa la banque centrale. Aux États Unis, la Citi Bank en est un cas.

La Grande Récession

À la suite de la crise, le chômage double aux États Unis. Le PIB perd 2.9 point en france et 4.5 en europe.

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